Un sinistre à déclarer ? Même si leurs agences sont fermées, les sociétés d’assurances restent actives dans le Loiret

Un sinistre à déclarer ? Même si leurs agences sont fermées, les sociétés d’assurances restent actives dans le Loiret

S’adapter à une nouvelle manière de travailler, tout en répondant aux sollicitations changeantes, mais guère moins nombreuses… C’est le défi lancé aux sociétés d’assurances et aux experts en ces temps de confinement dus au Covid-19.

Les voitures prennent la poussière au garage ou tentent d’éviter les cadeaux des pigeons sur leurs places de parking.

Depuis le confinement, les assureurs ont forcément beaucoup moins de personnes à indemniser pour des questions d’accidents automobiles. Même si « c’est encore très prématuré d’établir un chiffre », contrebalance Pascal Feliot, directeur de l’offre et des opérations d’assurance de Thélem, prestataire historique du Loiret.

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Le responsable explique constater 50% de sollicitations commerciales en moins. L’activité ne se retrouve pas pour autant au point mort. « On rappelle les clients, on vérifie les données… Nos équipes restent très occupées et s’orientent sur un volet plus qualitatif. » 90% de ses équipes continuent ainsi de travailler, en grande partie à distance.

Plus d’indemnisations à prévoir avec le Covid-19

Avec le coronavirus, Thélem anticipe même une hausse des indemnisations pour les malades, ainsi que pour les conséquences funestes. « On ignore encore dans quelle proportion », ajoute Pascal Feliot. Les dommages plus traditionnels, tels les dégâts des eaux, ne s’arrêtent pas avec le Covid. Ils représentent d’ailleurs « la grande majorité » des sinistres, selon Thélem. D’où une source de travail qui ne se tarit pas pour les professionnels, avec des qualités de traitement divers.

Exemple avec deux Loirétaines couvertes par des sociétés différentes de Thélem.  Dominique Toussaint, une fonctionnaire habitant à Chaingy ayant subi ce désagrément dans une de ses chambres, le 13 mars dernier : « J’avais déjà pris toutes les photos au moment de la déclaration. Je tire mon chapeau à mon assurance, car même dans cette situation, j’ai été rapidement rappelée et j’ai un très bon relationnel avec eux. » Alexandra Dumont n’a pas eu droit à la même réactivité. Cette Artenaysienne a dû attendre pendant trois semaines le rappel de ses assureurs, après déclaration d’un sinistre dans sa cuisine.

Des délais d’attente dus à la situation actuelle ? « Pour nous, je dirais que c’est le contraire ! », affirme Stéphane Bezard, responsable des sinistres chez Thélem.

 

« Le climat est actuellement anxiogène, on ne va pas se mentir. On doit donc se montrer très réactifs pour rassurer tout de suite le client. On s’organise en conséquence pour répondre en moins de 48 heures. »

STÉPHANE BEZARD (responsable des sinistres chez Thélem assurances)

La société a d’ailleurs mis en place plusieurs solutions pour répondre aux demandes spécifiques. Eurexo, une entreprise d’expertise, proposeaux experts et gestionnaires un outil appelé « Easysinistre » pour régler rapidement les petits dommages. Cette application en ligne propose, pour les sinistres de faible montant (moins de 1.600 euros), une indemnisation directe de gré à gré de l’assuré qui se chargera lui-même des travaux. Le montant du dommage est rapidement calculé à partir de questions très simples comme le type et la surface de la pièce, ou encore son embellissement.

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Dans le Loiret, Thélem et Groupama utilisent les services de cette société pour son outil, mais aussi pour ses employés, prêts à en découdre. « Certains n’avaient pas encore fait la transition pour les visio-expertises. Le confinement a permis de basculer à 100% du personnel formé », détaillent Olivier Vergues et Nicolas Ruello, représentants d’Eurexo.

Même avec une activité ralentie, les assureurs et experts sont donc prêts et insistent sur un point : déclarer tout de suite un sinistre, quel qu’il soit. « On peut alors planifier une solution pour plus tard », insiste Pascal Feliot.

Histoire de ne pas se retrouver pris dans l’embouteillage des demandes, une fois le confinement terminé.

 

Article publié le 01/04/2020 dans La République du Centre

Eglantine de Cossé Brissac
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